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Photogrammétrie, scan 3D, Gaussian splattingCapturer le réel, et le faire tourner dans une page web.
Une statue, un produit, une pièce, un paysage : on peut aujourd’hui les numériser avec un appareil photo ou un téléphone, puis les afficher en 3D dans le navigateur. Trois techniques, trois résultats très différents.
Trois façons de numériser.
Toutes partent de mesures du monde réel. Elles diffèrent par ce qu’elles produisent : des triangles, ou des millions de points lumineux.
PhotogrammétrieLa photogrammétrie
On photographie l’objet sous tous les angles. Un logiciel compare les images, retrouve le relief et produit un maillage texturé, utilisable partout.
Scan 3DLe scan 3D
Un scanner (laser, lumière structurée ou capteur LiDAR d’un téléphone) mesure directement les distances. Précis sur la forme, moins sur les couleurs.
SplattingLe Gaussian splatting
La scène est reconstruite par des millions de petites taches colorées et floues. Le rendu est bluffant de réalisme, reflets compris, mais lourd et difficile à modifier.
Du nuage de points à la surface.
Un scan commence presque toujours par un nuage de points. La reconstruction relie ces points en triangles pour obtenir une surface. Faites glisser les curseurs.
Ce que vous voyez
Un vase mesuré point par point. Plus il y a de points, plus la forme se devine ; la reconstruction transforme ensuite ces points en une surface continue.
Votre navigateur sera testé au lancement de la démo.
Ce vase est généré pour la démonstration. Un véritable objet scanné viendra bientôt le remplacer.
Quelle technique pour quel projet ?
| Photogrammétrie | Scan 3D | Gaussian splatting | |
|---|---|---|---|
| Matériel | Un appareil photo ou un téléphone | Un scanner, ou un téléphone avec LiDAR | Un appareil photo, une vidéo, ou un téléphone |
| Résultat | Un maillage texturé (GLB) | Un nuage de points, puis un maillage | Des millions de taches lumineuses |
| Réalisme | Très bon sur les objets mats | Excellent sur la forme | Spectaculaire, reflets et transparences compris |
| Poids sur le web | Léger une fois optimisé | Léger une fois optimisé | Lourd : de quelques à plusieurs dizaines de mégaoctets |
| Modifiable ? | Oui, dans tout logiciel 3D | Oui | Difficilement |
| Idéal pour | Produits, patrimoine, objets | Pièces techniques, bâtiments | Lieux, ambiances, visites immersives |
Les conseils qui évitent de tout refaire.
- Une lumière douce et constante : un ciel couvert vaut mieux qu’un grand soleil. Les ombres dures se retrouvent figées dans la texture.
- Beaucoup de recouvrement : chaque photo doit partager environ les deux tiers de son contenu avec la précédente.
- Éviter le brillant et le transparent pour la photogrammétrie : verre, chrome et eau trompent le logiciel. Le splatting s’en sort mieux.
- Prévoir le nettoyage : un scan brut contient des millions de triangles inutiles. Le simplifier pour le web est une étape à part entière. Voir Optimisation.
Capturer le réel, les questions courantes.
Peut-on scanner en 3D avec son téléphone ?
Oui. Des applications de photogrammétrie et de Gaussian splatting fonctionnent sur la plupart des téléphones récents, et les modèles équipés d’un capteur LiDAR mesurent directement le relief. Le résultat suffit souvent pour le web.
Le Gaussian splatting va-t-il remplacer les triangles ?
Pas pour tout. Il excelle pour montrer un lieu réel tel qu’il est, mais il se modifie et s’anime mal. Les deux techniques sont complémentaires.
A-t-on le droit de scanner n’importe quoi ?
Non. Une œuvre protégée, un bâtiment dans certains cas, ou une personne sans son accord posent des questions de droit d’auteur et de droit à l’image. Renseignez-vous avant de publier.
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Parlons de ce que la 3D temps réel peut faire pour vous.
Configurateur, visite, carte interactive, formation en réalité virtuelle : je vous dis franchement si la 3D web est la bonne réponse.